FAQ sur les forages verticaux et la captation horizontale
Combien coûtent ces forages en moyenne ? Le type de sol influence-t-il le fonctionnement ou le prix ?
En Belgique, un forage vertical coûte en moyenne environ 50 à 90 € par mètre, sonde et grout inclus (mélange de ciment, d’eau et de granulats). À cela s’ajoutent généralement des frais de démarrage/mobilisation, le collecteur jusqu’à l’habitation et le collecteur de distribution (répartiteur).
Pour une habitation standard (besoin de chaleur d’environ 8 à 12 kW), on prévoit souvent 2 à 3 forages de 80 à 150 m. En pratique, pour la partie entièrement souterraine (forages + sondes + collecteurs, donc sans la pompe à chaleur elle-même), on observe des budgets totaux dans une fourchette d’environ 7.000 à 15.000 €.
La captation horizontale est généralement moins coûteuse puisqu’il n’y a pas de forage profond. Selon la surface disponible et les travaux de terrassement, on se situe souvent entre 5.000 et 10.000 € pour la partie souterraine. Un système à source ouverte (eau souterraine) dépend fortement du projet et revient en général plus cher, notamment à cause des puits et des études nécessaires.
Le type de sol influence à la fois le fonctionnement et le coût. Les sols à forte conductivité thermique (par exemple sable humide, couches graveleuses, calcaire) transmettent mieux la chaleur. Il faut alors moins de mètres de forage pour obtenir la même puissance, ce qui peut réduire le coût global du projet. À l’inverse, dans des terrains durs ou hétérogènes (roche, limon avec cailloux), le forage est plus lent et peut nécessiter un matériel plus lourd, ce qui augmente le prix au mètre. La présence d’eau souterraine améliore souvent le rendement (meilleure transmission de chaleur), mais peut aussi impliquer des techniques spécifiques ou des exigences de permis. Enfin, l’accessibilité du terrain, la distance jusqu’au local technique, les permis/études et la remise en état du site influencent également le budget.
Concrètement : faites toujours réaliser une étude géothermique. Elle traduit les caractéristiques de votre sol et votre besoin de chaleur en un nombre correct de mètres et de forages. Vous évitez ainsi une surdimension ou une sous-dimension et obtenez une estimation de prix fiable.
Est-ce que quelque chose peut mal se passer pendant ou après les forages (p. ex. tassement, infiltration d’eau) ?
Avec une exécution correcte, il n’y a pas de risque de tassement ni de pollution. Les entreprises de forage doivent en plus remettre un rapport de forage aux autorités, ce qui apporte un contrôle supplémentaire sur la qualité des travaux. Après l’intervention, l’entretien est minimal : les éléments enterrés restent stables et bien étanches pendant de longues années.
Quelle est leur durée de vie ? Y a-t-il un entretien à prévoir ?
Les forages eux-mêmes ont une très longue durée de vie, généralement environ 50 ans. Comme il n’y a pas de pièces mobiles dans le sol, l’entretien est quasi inexistant. Les parties souterraines restent stables et conservent leur rendement au fil du temps.
Avec les années, ce sont surtout l’unité extérieure (si présente) et l’installation intérieure qui peuvent nécessiter un entretien ou un remplacement. Les forages, eux, peuvent généralement être conservés et réutilisés.
Que se passe-t-il si je remplace ou j’agrandis ma pompe à chaleur plus tard ?
En cas de remplacement ou d’extension de la pompe à chaleur, il n’est généralement pas nécessaire de refaire les forages. Ils constituent la partie souterraine permanente de l’installation et durent plusieurs décennies, souvent plus de 50 ans.
Lorsque vous installez une nouvelle pompe à chaleur plus tard, vous pouvez donc continuer à utiliser les mêmes boucles de captage dans le sol. La nouvelle pompe à chaleur est simplement raccordée au circuit existant.
Vous souhaitez agrandir le système, par exemple parce que votre habitation a besoin de plus de puissance de chauffage ou parce que vous voulez ajouter le rafraîchissement passif ? On vérifie d’abord si les forages actuels offrent une capacité suffisante. Si la captation existante est déjà proche de sa limite, on peut ajouter des forages supplémentaires ou étendre le circuit de collecteurs.
Les surcoûts sont-ils compensés par le meilleur rendement d’une pompe à chaleur géothermique ?
La géothermie demande un investissement initial plus élevé à cause des forages, mais elle offre, année après année, un rendement saisonnier (SCOP) plus élevé et donc une consommation d’électricité plus faible qu’un système air/eau, surtout lorsqu’il fait froid. Ajoutez à cela que la captation souterraine dure plus de 50 ans et nécessite très peu d’entretien : plus vous restez longtemps dans le logement, plus le coût total de possession devient intéressant.
 
Quand est-ce rentable ?
Dans une habitation bien isolée avec une émission basse température (chauffage au sol, ventilo-convecteurs), avec un besoin de chaleur plus important, ou si vous souhaitez aussi profiter du rafraîchissement passif. Dans ce cas, vous utilisez la fraîcheur du sous-sol pour rafraîchir la maison. Seules les pompes de circulation consomment de l’électricité. Vous profitez ainsi en été d’un confort comparable à une climatisation, avec une consommation nettement plus faible et sans système de refroidissement supplémentaire ni unité extérieure. Avec les primes et un dimensionnement correct, on observe souvent des temps de retour situés, en pratique, entre environ 7 et 15 ans. En période de prix élevés de l’énergie et avec des primes, on se situe plutôt dans la partie basse de cette fourchette.
 
Quand est-ce moins intéressant ?
Si vous prévoyez de déménager à court terme, si le besoin de chaleur est très faible, ou si les forages sont logistiquement compliqués ou coûteux sur votre terrain.
Faut-il demander des autorisations ou faire réaliser des études pour des forages verticaux ?
Oui, dans de rares cas, une autorisation peut être nécessaire. Pour cela, prenez contact avec votre entreprise de forage et votre commune afin d’obtenir les informations correctes. En complément, une étude géothermique est réalisée pour déterminer le nombre de forages et leur profondeur.
Existe-t-il des primes ou des subsides pour les forages ou les installations géothermiques ?
Consultez notre page sur les primes pour un aperçu complet et à jour des primes et subsides disponibles pour les pompes à chaleur géothermiques et les forages associés.
Les forages peuvent-ils être réalisés dans mon jardin ou mon allée existants ?
Oui, dans la plupart des cas, des forages peuvent parfaitement être réalisés dans un jardin existant ou sur une allée. Pour des forages verticaux, l’essentiel est que l’installation de forage dispose d’un accès suffisant et d’un espace de travail adéquat. Pour une captation horizontale, une grande surface doit être décapée et ouverte, ce qui a temporairement plus d’impact sur le jardin. Après les travaux, le terrain peut être réaménagé.
À quoi cela ressemble après les travaux ? Reste-t-il quelque chose de visible ?
Après les travaux, tout est invisible : les forages et les conduites sont entièrement enterrés sous votre jardin ou votre allée. Votre terrain conserve son aspect d’origine.
Quelle est la gêne occasionnée par les forages (bruit, vibrations, boue, durée des travaux) ?
Les forages pour une pompe à chaleur géothermique entraînent temporairement quelques nuisances, mais elles restent généralement limitées et bien maîtrisables. Pendant les travaux, on installe une foreuse : une structure robuste d’environ 10 à 12 mètres de haut qui fore le sol à l’aide d’une tige rotative. Cela génère inévitablement du bruit, principalement lié au moteur et à la circulation de la boue de forage. De légères vibrations peuvent également être perceptibles à proximité immédiate du forage. Autre point d’attention : la boue. Une entreprise de forage expérimentée prévoit donc toujours des protections pour l’allée et les zones environnantes, et laisse le chantier propre après intervention. Côté durée, comptez généralement 1 à 2 jours par forage, selon la profondeur (souvent entre 80 et 150 mètres) et la nature du sol. Pour une habitation moyenne avec deux ou trois forages, la période de forage est donc d’environ 3 à 4 jours. Après le forage, les sondes sont raccordées et tout est entièrement enterré. Le jardin ou l’allée peut ensuite être remis en état comme auparavant.
Quelle est la distance maximale entre les forages et l’installation elle-même ?
En principe, il n’y a pas de distance maximale stricte. La distance entre les forages et l’installation de la pompe à chaleur peut être assez importante, mais plus elle est courte, mieux c’est.
La raison est simple : elle a un impact sur le rendement et les pertes. Entre les forages et la pompe à chaleur, des conduites transportent la chaleur du sol vers l’unité intérieure. Plus ce trajet est long, plus il peut y avoir de pertes d’énergie en chemin. Il est donc essentiel d’isoler correctement ces conduites et de les protéger contre le gel.
Que faire si je n’ai pas assez de place sur mon terrain ? Peut-on forer sous la maison ?
Réaliser des forages dans une habitation ou un bâtiment existant est, en pratique, presque impossible. Pour des forages géothermiques verticaux, il faut une foreuse : une installation haute d’environ 11,5 mètres qui réalise des forages profonds. Ce type de machine nécessite beaucoup d’espace de travail et entraîne inévitablement des vibrations, du bruit et des salissures. Ce n’est tout simplement pas compatible avec l’intérieur d’une maison. La captation horizontale sous une habitation existante n’est pas réaliste non plus : personne ne souhaite entreprendre de gros terrassements sous un bâtiment déjà fini.
 
Alternative 1 : réaliser les forages avant la construction
La meilleure solution consiste à effectuer les forages avant que la maison ou le bâtiment ne soit construit. Les sondes sont placées à la bonne profondeur et à la bonne distance, puis vous construisez ensuite au-dessus de la zone concernée. Si les forages sont correctement réalisés, cela ne présente pas de risque pour les fondations ni pour la portance du sol.
 
Alternative 2 : des forages inclinés
Il existe une autre possibilité, moins fréquente : avec des équipements spécifiques, il est possible de réaliser des forages inclinés. Le départ peut alors se faire depuis la rue, l’allée ou le jardin, afin de passer sous l’habitation.
